Des résolutions pour la maison.

Il est trop tard pour se souhaiter une bonne et sainte année mais certainement pas pour s’interroger sur les bonnes résolutions de l’année. En avons-nous pris une d’ailleurs, et où en sommes nous aujourd’hui ? Quelques imprévus, une bonne fatigue et c’est vite oublié, non ?

Heureusement, l’avantage des bonnes résolutions, c’est que nous ne sommes pas obligée d’attendre le prochain premier janvier pour les prendre.

On pourrait relever que dans le mot résolution, il y a le mot solution. Donc prendre une résolution n’est pas forcément apporter quelque chose de nouveau ou de supplémentaire dans notre vie mais d’abord cibler et résoudre un problème déjà existant. Ce n’est pas non plus solutionner. Par exemple : je suis épuisée donc j’ai besoin de sommeil donc je dors plus. Ça c’est solutionner, ça nous avance peu. C’est ce que font de mieux les politiques, ils savent solutionner les problèmes mais jamais les résoudre. Revenons à notre exemple. Le problème n’est pas d’être épuisé, ça c’est un constat. Le problème c’est plutôt : comment ne plus être épuisée (ou moins fatiguée parce qu’une mère de famille jamais fatiguée c’est rare). Et on réfléchit, on cherche les causes (toutes les causes car souvent ce n’est pas qu’à cause du bébé) et en étant honnête avec nous même, nous trouverons : télévision, Facebook, téléphone, horaires des bains ou du dîner tardifs, mauvaise alimentation, etc…

Résolution = solution.

Donc prendre une résolution consiste principalement à mettre en place une habitude. A remplacer une mauvaise habitude par une bonne habitude. Attention, cela ne supprimera pas le problème car si nous baissons les bras, le problème resurgit tôt ou tard. La solution à notre problème se trouve dans notre résolution. Elle ne se trouve ni ailleurs ni chez les autres.

Donc pour commencer, il va d’abord falloir arrêter d’accuser la terre entière et nous poser les bonnes questions : quel est mon problème pratique depuis un certain temps ? Pourquoi ? Comment pourrais-je y remédier ? Que puis-je faire à mon niveau pour changer cela ? Quelle petite action ou quelle habitude pourrais-je mettre en place ?

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Réduire la pression : 11 choses que vous n’êtes pas obligée de faire.

Etes-vous sous pression ? Oui forcément un peu. On est toutes toujours un peu sous pression. Sinon on s’ennuie : ) Le problème, c’est qu’il y a la bonne pression et la mauvaise pression : la première nous libère alors que la seconde nous stresse.

La bonne pression nous oblige à anticiper et à planifier pour être efficace à long terme. Et en général ça marche. On a fait ce qu’on avait à faire, on l’a bien fait et… on l’a même fait avec le sourire. La mauvaise pression, elle, nous pousse dans la précipitation, elle nous contraint à improviser, à faire des choix qu’on n’assume pas (dessin animé, plats industriels pré-cuisinés, cris irritabilité, etc…) et ne  garantit des résultats qu’à court terme.

Je n’ai pas de recette miraculeuse contre la pression, si ce n’est de l’organisation dans les domaines qu’on aime le moins (repas, ménage ou linge, il faut se faire violence) et beaucoup de simplification dans le reste.

Quand on pratique l’école à la maison, on a tendance à « se mettre une pression » supplémentaire. On imagine que ce choix d’instruction nous oblige à faire certaines choses. En voici au moins 11 que vous n’êtes pas absolument obligée de faire et qui peuvent contribuer à diminuer la pression que vous vous êtes mise, au moins pour cette année : Continuer la lecture de Réduire la pression : 11 choses que vous n’êtes pas obligée de faire.

Le burn out de Saint François d’Assise, antidote au découragement

Que vous débutiez ou non dans l’éducation des enfants, que vous en éleviez un ou quinze, il y a peu de chances d’éviter la case découragement.

Nous nous donnons à fond sur un ou plusieurs aspects de l’éducation puis assez rapidement, nous réalisons qu’il y a des « loupés », que ce n’est pas comme nous l’avions imaginé. C’est le temps de nos premières désillusions sur l’enfant parfait.

Ces constats amères, saupoudrés d’une bonne fatigue, conduisent en général à un sentiment d’échec et à une certaine incompréhension de notre vocation. Pourquoi les efforts fournis n’apportent-ils pas le résultat tant espéré ? Continuer la lecture de Le burn out de Saint François d’Assise, antidote au découragement

Un petit exemple de minorité agissante

Vous avez intégré depuis longtemps que l’école publique ne fournira pas l’instruction suffisante à votre enfant lui permettant de savoir lire, écrire et compter. Vous avez aussi réalisé qu’elle n’était pas l’endroit le plus sûr pour son intégrité physique (violence à la récré) et morale (promotion de mœurs douteuses).

Vous vous êtes alors tournée vers l’école privée. Appâtée par de bonnes apparences, vous avez testé un an, pour goûter. Vous avez vite recraché : même nivellement par le bas et même religion républicaine que dans le public. La seule différence se trouvait dans le chéquier.

Alors, embryon d’esprit dissident, vous avez pensé à l’école hors-contrat. Vous avez cherché une des ces perles rares qui se multiplient dans le pays. Vous avez beaucoup cherché mais vous n’avez rien trouvé. Elles semblent s’implanter partout où vous n’êtes pas. A croire qu’elles le font exprès. Le constat s’impose : pas d’école hors-contrat pour vos enfants. Vaguement envahie par un sentiment d’injustice, vous regardez impuissante ce dernier espoir s’envoler. Continuer la lecture de Un petit exemple de minorité agissante

Elever son enfant avant ou après ses 3 ans, quelle différence ?

Cela fait trois ans que vous vous occupez de votre enfant. Vous prenez soin de lui depuis sa naissance, vous sacrifiez vos journées (vos nuits aussi) pour lui.

Vous lui avez appris à marcher et à parler, à dire « bonjour, pardon, merci, s’il-te-plaît », à ne pas pleurer pour un petit bobo. Vous lui avez montré comment se laver les mains et le visage (en évitant de laver la salle-de-bain en même temps), comment se tenir à table, à quoi servent la fourchette et la cuillère, à ne pas renverser son verre. Vous l’avez accompagné aux toilettes pendant 6 mois pour qu’il fasse « l’apprentissage de la propreté ». Maintenant il a 3 ans, c’est un grand. Et c’est uniquement grâce à vous.

Mais alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Continuer la lecture de Elever son enfant avant ou après ses 3 ans, quelle différence ?

Ecole à la maison et accouchement sans péri : mêmes obstacles ?

L’école maternelle la maison, c’est un peu comme l’accouchement sans péridurale. Des générations et des générations l’ont pratiquée, il n’y a rien de plus naturel, mais aujourd’hui seules certaines femmes en seraient capables.

Dans un cas comme dans l’autre, celles qui vous encourageront seront en majorité celles qui l’ont fait avant vous. Sans entrer dans les détails techniques, elles vous expliqueront, avec cette petite étincelle dans les yeux que c’est une expérience merveilleuse et unique dans votre vie, différente pour chaque enfant, une occasion qui ne se représentera pas et que vous ne regretterez pas. Bref un tableau magnifique. Un peu trop magnifique. Vous vous méfiez un peu (et vous avez raison, on ne vous dit pas tout). Et puis pourquoi leur dit-on toujours « bon courage pour la suite » ?

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