Les 5 risques de la déscolarisation

Si vous songez à retirer votre enfant de l’école maternelle (publique ou privée) pour l’instruire à la maison, sachez que ce choix ne sera pas sans conséquences pour lui. Je préfère vous avertir : s’aventurer sur le sentier de l’école à la maison dès la maternelle, c’est prendre des risques. En voici au moins cinq :

 

Risque n°1 : qu’il soit en meilleure santé

Si vous étiez habituée à son teint blafard ou fiévreux (genre je lutte contre une nouvelle offensive de l’armée des Petites Sections de Microbes), vous serez surprise de constater qu’il a bonne mine, qu’il lui faut plus de temps pour vider la boîte de mouchoirs, qu’il tousse moins, qu’il n’a plus d’eczéma, ni de poux, qu’il n’est plus fatigué. Dans les cas extrêmes, il est probable que vous ne vous souveniez plus de l’endroit où vous avez rangé le thermomètre la dernière fois.

Risque n°2 : qu’il soit épanoui

Surtout plus détendu. Moins de cauchemars, moins de pipis au lit, moins de tension au réveil, moins de questions comment-garder-maman-le-plus-longtemps-possible-au-pied-de-mon-lit au moment du coucher. Moins de stress, plus de sourires, plus de sérénité. Et plein d’autres détails selon sa personnalité.

Risque n°3 : qu’il ne pense pas politiquement correct

Autant être sincère, si vous avez peur qu’un jour on le traite de machinphobe, remettez-le immédiatement à l’école publique. Parce qu’à moins d’être une intégriste de la tolérance, vous ne chercherez jamais à le convaincre que c’est normal d’avoir 2 papas. Ou qu’il n’y a pas de différence entre un garçon et une fille. Ou qu’il n’est pas gentil s’il ne pense pas comme vous. Vous respecterez sa liberté de penser (en général pleine de bon sens).

Risque n°4 : que vous preniez goût à jouer à la maîtresse

Vous imaginiez ne pas être patiente, avoir une voix de casserole au point de massacrer même une comptine, ne pas savoir dessiner. Que seules les grands-mères savent lire les histoires, que la maîtresse est une sorte de fée. Bref, si vous pensiez ne pas être faite pour l’école à la maison, il y a de fortes chances que vous excelliez justement. Parce que vous improviserez d’abord, puis vous apprendrez sur le tas, suite à quoi vous risquez d’aimer cela. Jusqu’à ce que vous vous amélioriez grâce à quelques livres qui s’empileront sur la table de chevet.

Risque n°5 (le pire) : qu’il conserve sa candeur

Alors ça c’est le plus terrible, il va rester innocent. Vous le soupçonniez déjà, votre famille est le sanctuaire qui va le préserver. Contrairement à l’école qui est devenue un lieu d’expérimentation pour des idéologues plus farfelus et plus malsains les uns que les autres et qui voudraient éduquer sexuellement nos petits enfants. « L’éveil » à la sexualité, comme c’est joliment dit…

D’autres risques en vrac : il saura probablement lire et écrire avant le CP, il ignorera ce qu’est un Pokemon, il croira qu’il faut vouvoyer les adultes , etc…

Si vous connaissez d’autres conséquences catastrophiques de la déscolarisation, l’espace des commentaires sert à cela.

5 réflexions au sujet de « Les 5 risques de la déscolarisation »

    1. Exact Adeline, il sera sociable, aussi bien avec les petits qu’avec les adultes en plus.

  1. un peu d’histoire: à l’origine de l’école dite « maternelle »: les salles d ’asiles (1826-1881) « La salle d’asile doit diminuer les chances de vagabondage et préparer à la patrie une jeunesse plus saine et plus vigoureuse, pour la paix et pour la guerre. » E. Depasse maire de Lannion
    →Elles trouvent leur inspiration dans la volonté de protéger les enfants des dangers moraux et physiques de la rue…
    L’école maternelle est une garderie pour enfants défavorisés…presque 100% des enfants français aujourd’hui!

    1. Merci Véronique, je note que, déjà à l’époque, la raison invoquée était « la volonté de protéger une minorité ». Quant au danger moral, il semble qu’il ait déménagé.

      1. La déscolarisation de l’enfant est le premier acte de la pratique du commandement de Dieu de ne pas enseigner le mal à l’enfant, de lui enseigner seulement le bien. (Genèse 2, 17)
        Marie, la Sainte de Dieu, Mère de Jésus, Dieu, Fils de Dieu, a été la maîtresse de son Fils, Jésus.

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