Le burn out de Saint François d’Assise, antidote au découragement

Que vous débutiez ou non dans l’éducation des enfants, que vous en éleviez un ou quinze, il y a peu de chances d’éviter la case découragement.

Nous nous donnons à fond sur un ou plusieurs aspects de l’éducation puis assez rapidement, nous réalisons qu’il y a des « loupés », que ce n’est pas comme nous l’avions imaginé. C’est le temps de nos premières désillusions sur l’enfant parfait.

Ces constats amères, saupoudrés d’une bonne fatigue, conduisent en général à un sentiment d’échec et à une certaine incompréhension de notre vocation. Pourquoi les efforts fournis n’apportent-ils pas le résultat tant espéré ?

D’abord parce que nous raisonnons justement  en termes de résultats ou de production si vous préférez. Nous faisons nos calculs en fonction de nos seules forces. Notre planning est calqué sur notre capacité à produire. Nos prévisions selon notre temps disponible.

Ensuite parce que nous fonctionnons sur le même mode avec le Bon Dieu. Lui aussi, Il  est dans le programme. Mais comme les autres activités de notre journée. Il est inclus. Nous Le prenons comme un moyen alors qu’Il est la finalité. Nous cherchons à atteindre nos objectifs, à maîtriser absolument les moyens d’y parvenir en oubliant souvent qu’Il est le seul Maître.

Et ne comprenant toujours pas ce qui ne va pas, nous concluons bien souvent que l’école à la maison, par exemple, est impossible dans notre cas.

Cela devient vite oppressant si on ne modifie pas notre façon de voir les choses. Il faut presque renverser la table de notre mode de pensée. Le livre que je vous propose  aujourd’hui vous y aidera grandement : Sagesse d’un pauvre du franciscain Eloi Leclerc.

C’est très facile à lire, c’est contemporain. Aucun vocabulaire ou tournure de phrase compliqués. Le livre démarre comme un roman léger et les dialogues deviennent de plus en plus profonds. Vous rentrez dans l’épreuve intérieure de Saint François d’Assise. C’est une merveilleuse leçon d’abandon. Vous allez lâcher un peu les rênes.

Mon passage préféré se trouve page 123 mais je ne l’écrirai pas car cela reviendrait à raconter la fin d’un film, je citerai donc celui-ci (c’est Saint-François qui parle) :

« La sainteté n’est pas un accomplissement de soi, ni une plénitude que l’on se donne. Elle est d’abord un vide que l’on accepte et que Dieu vient remplir dans la mesure où l’on s’ouvre à sa plénitude.

Notre néant, vois-tu, s’il est accepté, devient l’espace libre où Dieu peut encore créer. Le Seigneur ne laisse ravir sa gloire par personne. Il est le Seigneur, l’Unique, le seul Saint. »

Si vous lisez cet article, c’est parce que vous savez que certains livres peuvent transformer en profondeur une vie. Ce livre en fait partie. N’hésitez pas. Si vous l’avez lu, vos commentaires sont plus que bienvenus.

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