Comment apprendre à compter à nos petits math sup ?

Apprendre à écrire à un enfant, ce n’est pas si évident, il faut quelques supports de qualité et savoir par où commencer. Apprendre à lire ne s’improvise pas non plus. Certaines méthodes sont bonnes, d’autres désastreuses. Mais apprendre à compter à son enfant, voilà qui demande peu de travail aux parents. D’ailleurs, rares sont ceux qui ne « débroussaillent pas le terrain » avec leurs enfants, qu’ils aillent à l’école ou pas. Qui n’a pas chanté « Un, deux, trois nous irons aux bois » au moins une fois ? Ou compté les couverts pour Papa, Maman et bébé ? Ou encore menacé d’une punition en comptant jusqu’à trois (très lentement pour les plus désobéissants « deux…. deux et demi…trois ») ?

Bonne nouvelle : tous ces premiers échanges sont déjà des leçons d’énumération. C’est une étape insuffisante mais indispensable. Apprendre à compter sans d’abord connaître les chiffres reviendrait à apprendre à lire sans même connaître les lettres. De la même façon que vous lui ferez découvrir lettres, syllabes, mots et phrases, vous l’amènerez à énumérer, à dénombrer puis à calculer.

Voyons cela de plus près mais avant tout, en maternelle, « jusqu’où s’arrêter » de compter ? Cela dépend complètement de votre enfant. Je dirais jusqu’à 3 ou 5 en petite section, jusqu’à 5 ou 10 en moyenne section et jusqu’à 20 au moins en grande section.

1) Enumérer ou réciter

En petite section, certains enfants sont déjà au maximum de leur capacité en comptant jusqu’à 2 sur leur petite main, d’autres peuvent compter jusqu’à 5 des petits (ou des gros) objets. En général tous ne feront que réciter l’un après l’autre les 5 premiers chiffres. Un peu comme les voyelles, on peut les chanter, on ne peut pas forcément les reconnaître. A vous de voir si des supports sont nécessaires. Personnellement je ne suis pas une adepte des dépenses scolaires en petite section, ils ont déjà tant à faire et à explorer en jouant. Le « unschooling » à 3 ans ne tue pas. Je trouve que, garçon ou fille, c’est vraiment l’âge des constructions. A mon avis, il vaut mieux casser sa tirelire en achetant une bonne boîte de Duplo et de Lego que de perdre son temps et son argent dans des cahiers.

Cela dit, il existe un livre excellent de Richard Scarry. Vous n’avez qu’à lire avec l’enfant, tranquillement.

C’est progressif, c’est drôle, c’est riche en vocabulaire et c’est intelligent. C’est un livre qui vous sera utile jusqu’au CP. Le livre est vraiment grand, ce qui fascine les petits, ils passent de longs moments devant chaque page. La particularité de cet illustrateur est d’insérer dans l’image mille petits détails dont se régalent les enfants.

Quelques exemples :

2) Dénombrer

Les choses commencent à devenir intéressantes maintenant. Compter, c’est dénombrer. C’est identifier une quantité que l’on nous présente. En moyenne section, c’est peut-être encore un peu difficile pour certains. Dans ce cas, on se contentera d’énumérer un peu plus loin que l’an passé, jusqu’à 5 ou jusqu’à 10. Pour les autres, ce sont les premières expériences de calcul « 2 et 2, ça fait 4 ! »

En moyenne section, on apprend à compter ET à écrire les chiffres que l’on connaît. Ce serait vraiment dommage de négliger ce deuxième aspect. Certes, les apprentissages sont très concrets : on manipule, on empile, on enfile, etc… Mais on peut aussi vérifier les connaissances avec des petits cahiers d’exercices. Le choix est plus vaste dans ce domaine. A la rentrée par exemple, j’essaye la collection Papillon parce que 15 € les 3 cahiers de calcul avec une méthode « classique » c’est plutôt alléchant. Histoire de changer des 300 euros de cours par correspondance : )

3) Calculer

Apprendre à compter, bien sûr c’est apprendre à calculer. C’est le but final. Un enfant de grande section peut-il effectuer une opération ? Oui,  additions et soustractions sans difficulté normalement (sans retenue). Si c’est trop dur, concentrez-vous sur le « comptage » jusqu’à 20. Qu’il se familiarise vraiment avec onze, douze, treize, quatorze, quinze et seize.

Au niveau des supports, si c’est votre premier enfant, j’ai plutôt tendance à conseiller un cours par correspondance pour un gain de temps en préparation, une vraie progression sur l’année et plus de sérénité.

Si vous avez le temps et une bonne imprimante, je vous conseille un manuel ancien (GSM – CP) que je trouve fabuleux : L’arithmétique des petits en images sans paroles de Perrot et Biciulescu (1925). Ici un scan de bonne qualité en noir et blanc, et ici le livre du maître très utile. Il suffit de décrire avec l’enfant une petite histoire que racontent 3 images. L’enfant comprend l’opération. A la fin de la leçon, vous le faites écrire sur un cahier ou sur une ardoise. Les images sont simples et charmantes. Scènes du quotidien ou de la campagne.

Comme vous pouvez le constater, pas besoin d’aller chercher loin pour apprendre à compter à son enfant. C’est assez facile. Si vous vous posez des questions par rapport aux méthodes Montessori ou Singapour, une petite recherche Google vous sera très instructive. Retenez simplement que tout ce qui est nouveau fait vendre. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ces méthodes. Ce ne sont que des labels auto proclamés dont se sont passées des générations avant nous.

Si vous connaissez de bons cahiers, dites-le dans les commentaires, merci !

2 réflexions au sujet de « Comment apprendre à compter à nos petits math sup ? »

  1. J’utilise les cahiers de la collection Papillon (que vous avez cités) ,ils sont vraiment extras pour les maternelles. J’utilise en ce moment ceux de moyenne section, le graphisme n’est pas évident pour mon fils mais il se régalé avec le calcul ; il va avoir 4 ans en octobre. Ça suffit très largement pour les apprentissages !

  2. Ah les enfants nés dans le 4ème trimestre civil, pas évident à caler sur une année scolaire… Oui s’il fallait ne retenir qu’une matière dans la collection Papillon, c’est bien le calcul. Ca manque un peu d’écriture de chiffres (il peut faire une ligne au tableau dans ce cas) et je ne fais pas les exercices où il y a des chiffres écrits n’importe comment à barrer (trop peur que mon enfant visualise et retienne une erreur!). Cela dit, je « chipote » car pour le prix, c’est très honnête, dans l’ensemble j’ai été agréablement surprise.

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