Des résolutions pour la maison.

Il est trop tard pour se souhaiter une bonne et sainte année mais certainement pas pour s’interroger sur les bonnes résolutions de l’année. En avons-nous pris une d’ailleurs, et où en sommes nous aujourd’hui ? Quelques imprévus, une bonne fatigue et c’est vite oublié, non ?

Heureusement, l’avantage des bonnes résolutions, c’est que nous ne sommes pas obligée d’attendre le prochain premier janvier pour les prendre.

On pourrait relever que dans le mot résolution, il y a le mot solution. Donc prendre une résolution n’est pas forcément apporter quelque chose de nouveau ou de supplémentaire dans notre vie mais d’abord cibler et résoudre un problème déjà existant. Ce n’est pas non plus solutionner. Par exemple : je suis épuisée donc j’ai besoin de sommeil donc je dors plus. Ça c’est solutionner, ça nous avance peu. C’est ce que font de mieux les politiques, ils savent solutionner les problèmes mais jamais les résoudre. Revenons à notre exemple. Le problème n’est pas d’être épuisé, ça c’est un constat. Le problème c’est plutôt : comment ne plus être épuisée (ou moins fatiguée parce qu’une mère de famille jamais fatiguée c’est rare). Et on réfléchit, on cherche les causes (toutes les causes car souvent ce n’est pas qu’à cause du bébé) et en étant honnête avec nous même, nous trouverons : télévision, Facebook, téléphone, horaires des bains ou du dîner tardifs, mauvaise alimentation, etc…

Résolution = solution.

Donc prendre une résolution consiste principalement à mettre en place une habitude. A remplacer une mauvaise habitude par une bonne habitude. Attention, cela ne supprimera pas le problème car si nous baissons les bras, le problème resurgit tôt ou tard. La solution à notre problème se trouve dans notre résolution. Elle ne se trouve ni ailleurs ni chez les autres.

Donc pour commencer, il va d’abord falloir arrêter d’accuser la terre entière et nous poser les bonnes questions : quel est mon problème pratique depuis un certain temps ? Pourquoi ? Comment pourrais-je y remédier ? Que puis-je faire à mon niveau pour changer cela ? Quelle petite action ou quelle habitude pourrais-je mettre en place ?

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Citation

Mercredi 13 février

   Plaçons-nous à côté de ces jolis insouciants [les enfants] et méditons […] sur leurs personnes si troublantes par tout l’avenir qu’ils tiennent enclos.

Au premier âge, en effet, les influences sont recueillies avec une facilité, un involontaire empressement, qui devrait incliner tous ceux qui côtoient une âme jeune à d’infinies prudences.

S’il est vrai qu’on ne sait jamais où va porter tel geste ou tel mot dit ou fait devant n’importe qui, à bien plus forte raison doit-on avouer son ignorance si le témoin est un enfant?

Or, souvent, quelles libertés ne s’accorde-t-on pas devant ces redoutables enregistreurs. On accomplit tout, on parle de tout, on laisse tout voir. Il est entendu que ce qui est osé ou immoral, « ils » ne le comprennent pas.

Sait-on jamais ? Même si l’enfant ne comprend pas tout, il saisit au vol certains détails, ou il s’interroge pour en deviner d’autres; heureux encore si, tout à l’heure, il ne va pas s’empresser de questionner tel compagnon ou telle compagne pour avoir la clef du secret.

Et l’on croit cela sans portée ? Mais rien n’est sans portée de ce qui se dit ou se fait devant un enfant; rien n’est sans portée de ce qu’un enfant peut lire ou voir. Tout peut exercer sur lui une action, d’autant plus que son âme résiste moins aux impressions qu’elle reçoit. Elle n’est point trempée encore. Le fer est chauffé, malléable. Un ou deux coups de marteau bien ou mal donnés peuvent en faire une arme pour Dieu ou pour Satan.

Quand on a devant les yeux cette pensée de l’influence prodigieuse des premières impressions de jeunesse*, comme il est triste de songer que beaucoup ne songent pas à rendre ces impressions les plus pures, les plus élevantes possible.

On manque de psychologie, sinon toujours de sens moral, et de chacune de nos fautes ou de chacune de nos erreurs, commises devant ces gracieux et dangereux témoins, un souvenir va se fixer, – jeté dans un coin de leur cerveau comme un jouet défraîchi dans un fond d’armoire. Au moment, ils n’ont pas saisi. Soyez tranquille. Un jour, ils saisiront, – et quel sera le premier responsable ?

Raoul PLUS, S.J., Le Christ dans nos frères (1924)

* « Un baiser de ma mère, disait l’Anglais West, a fait de moi un peintre »

La Résurrection par Benjamin West

A imprimer : images associées aux lettres é, è, ê.

Suite et fin des images associées aux voyelles. Comme je vous l’avais expliqué, on peut commencer à n’importe quel âge, il y a des petits enfants qui colorient, ceux qui font mine de ne pas retenir et des plus grands que cela passionne. Vous retrouverez ici les lettres a, e, i, o et u. Vous aurez remarqué que la lettre « y » est absente de cette liste de voyelles. Il me semble qu’il est trop complexe pour être étudié en grande section. D’autant plus qu’il « fait » le même son que le i lorsqu’on le rencontre seul (lys, cygne, bicyclette, etc.).

Donc ci-dessous les nouvelles images Continuer la lecture de A imprimer : images associées aux lettres é, è, ê.

Des sites pour vous et quelques dessins animés pour vos enfants

Comme je ne trouve pas le temps d’écrire un article en ce moment, je me suis dit que j’allais vous envoyer promener sur d’autres sites. Donc il y a une nouvelle page sur ce blog avec des liens très très utiles comme son nom l’indique. Voyez à gauche dans le menu.

J’ajoute ci-dessous une liste de dessins animés (bien qu’on le déplore, parfois on n’a pas le choix) non toxiques, pour petits et grands. Je préviens que les dessins animés de manière générale sont mauvais pour les enfants (parce que c’est du temps capté par un écran) mais il m’est arrivé d’avoir vraiment besoin que les enfants soient tous assis dans la même pièce sans bouger pendant 15 mn. Dans ce cas, je ne trouvais pas d’autre solution. Donc voici ce que je conseille mais à toute petite dose ! Continuer la lecture de Des sites pour vous et quelques dessins animés pour vos enfants

Réduire la pression : 11 choses que vous n’êtes pas obligée de faire.

Etes-vous sous pression ? Oui forcément un peu. On est toutes toujours un peu sous pression. Sinon on s’ennuie : ) Le problème, c’est qu’il y a la bonne pression et la mauvaise pression : la première nous libère alors que la seconde nous stresse.

La bonne pression nous oblige à anticiper et à planifier pour être efficace à long terme. Et en général ça marche. On a fait ce qu’on avait à faire, on l’a bien fait et… on l’a même fait avec le sourire. La mauvaise pression, elle, nous pousse dans la précipitation, elle nous contraint à improviser, à faire des choix qu’on n’assume pas (dessin animé, plats industriels pré-cuisinés, cris irritabilité, etc…) et ne  garantit des résultats qu’à court terme.

Je n’ai pas de recette miraculeuse contre la pression, si ce n’est de l’organisation dans les domaines qu’on aime le moins (repas, ménage ou linge, il faut se faire violence) et beaucoup de simplification dans le reste.

Quand on pratique l’école à la maison, on a tendance à « se mettre une pression » supplémentaire. On imagine que ce choix d’instruction nous oblige à faire certaines choses. En voici au moins 11 que vous n’êtes pas absolument obligée de faire et qui peuvent contribuer à diminuer la pression que vous vous êtes mise, au moins pour cette année : Continuer la lecture de Réduire la pression : 11 choses que vous n’êtes pas obligée de faire.

De bons jeux éducatifs pour la maternelle (suite)

Je continue la liste de jouets/jeux démarrée ici. Autant vous prévenir que ce ne sera pas vraiment l’article le plus « écolo » du blog. Moins de bois et plus de plastique dans ce que je vous propose aujourd’hui. Sans compter les produits qui viennent certainement de Chine. C’est dommage certes mais il faut bien comprendre qu’en général, les parents qui démarrent l’école à la maison en maternelle ne prévoient pas du tout de pratiquer cela plusieurs années. Donc les achats sont réalisés au fur et à mesure en tâtonnant un peu et avec un budget limité. Ce n’est pas une liste de fournitures indispensables mais juste un aperçu de ce qui m’a été bien utile et de ce que j’ai conservé.

Si vous envisagez d’instruire votre enfant jusqu’au CP ou plus, ça vaut le coup d’acquérir certaines choses qui serviront de nombreuses années. Si vous pensez ne faire que la maternelle, n’allez pas vous ruiner ni vous encombrer avec trop de matériel pédagogique. Et oubliez un peu Montessori ou Mademoiselle Alvarez. Vous gagnerez du temps, de l’argent et de l’énergie…

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A imprimer : des images associées à des lettres

Le plus dur avec l’école à la maison, c’est d’occuper les petits jusqu’à 3 ou 4 ans. Ils voudraient avoir les mêmes cahiers de moyenne section mais si on cède à cette demande, on réalise que c’est une erreur. Le beau cahier d’exercices devient un cahier de coloriages ou de tentatives ratées de dessiner des lettres. Alors c’est un peu énervant, on comprend que le petit voudrait faire comme le grand mais c’est encore trop tôt.

Comme je vais être aussi confrontée à ce problème à la rentrée (une 2 ans à faire « travailler » pendant que je ferai la classe aux autres), j’essaye d’anticiper pour une fois. Je lui ai donc préparé des cartes à colorier associant des images à des lettres. Elle peut jouer avec les cartes, les colorier et aussi écrire sur la lettre si elle veut. J’ai volontairement laissé une image sans lettre pour qu’elle retrouve toute seule la lettre.

Pour l’instant, je n’en suis qu’aux voyelles, je dessine au fur et à mesure selon l’ordre dans lequel mes autres enfants ont appris à lire. Donc d’abord les voyelles. Sans les é, è, ê.

Si ça vous intéresse, continuez ci-dessous. Continuer la lecture de A imprimer : des images associées à des lettres

Comment apprendre à compter à nos petits math sup ?

Apprendre à écrire à un enfant, ce n’est pas si évident, il faut quelques supports de qualité et savoir par où commencer. Apprendre à lire ne s’improvise pas non plus. Certaines méthodes sont bonnes, d’autres désastreuses. Mais apprendre à compter à son enfant, voilà qui demande peu de travail aux parents. D’ailleurs, rares sont ceux qui ne « débroussaillent pas le terrain » avec leurs enfants, qu’ils aillent à l’école ou pas. Qui n’a pas chanté « Un, deux, trois nous irons aux bois » au moins une fois ? Ou compté les couverts pour Papa, Maman et bébé ? Ou encore menacé d’une punition en comptant jusqu’à trois (très lentement pour les plus désobéissants « deux…. deux et demi…trois ») ?

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Le burn out de Saint François d’Assise, antidote au découragement

Que vous débutiez ou non dans l’éducation des enfants, que vous en éleviez un ou quinze, il y a peu de chances d’éviter la case découragement.

Nous nous donnons à fond sur un ou plusieurs aspects de l’éducation puis assez rapidement, nous réalisons qu’il y a des « loupés », que ce n’est pas comme nous l’avions imaginé. C’est le temps de nos premières désillusions sur l’enfant parfait.

Ces constats amères, saupoudrés d’une bonne fatigue, conduisent en général à un sentiment d’échec et à une certaine incompréhension de notre vocation. Pourquoi les efforts fournis n’apportent-ils pas le résultat tant espéré ? Continuer la lecture de Le burn out de Saint François d’Assise, antidote au découragement

Livres pour les enfants : des classiques à lire (et à relire)

Vous aurez beau être le meilleur parent du monde, si vous ne lisez pas régulièrement une histoire à votre enfant, vous ratez une belle occasion de le faire grandir en douceur sur le plan intellectuel, émotionnel et moral. Peu importe que ce soit vous ou votre mari qui lise, pourvu qu’un adulte lui lise des histoires. De belles histoires. Et si ça vous semble  difficile, commencez petit avec une histoire courte ou un beau conte de temps en temps. Vous cherchez la qualité, pas la quantité.

Vous l’avez sûrement remarqué, lorsqu’un enfant aime une histoire, il peut la réclamer pendant des semaines et des semaines. Oui c’est lassant, mais il vaut mieux Continuer la lecture de Livres pour les enfants : des classiques à lire (et à relire)

Employée non salariée

Histoire de se détendre un peu, voici une petite offre d’emploi à laquelle vous avez sûrement répondu sans vous en rendre compte…

La maternelle à la maison recrute

La Société Française, historiquement spécialisée dans la fabrication du génie français, recherche des mères au foyer afin de relever le niveau du pays. De nombreux postes sont à pourvoir sur l’ensemble du territoire. Continuer la lecture de Employée non salariée

Le graphisme en maternelle : dessin ou écriture ?

Mise à jour régulière pour les ressources citées

Ah l’exercice de graphisme… Dévoré par certains enfants et redouté par d’autres. D’un côté des enfants qui crayonnent depuis leurs 18 mois, de l’autre ceux qui s’en dispenseraient volontiers jusqu’au CP. Entre ces deux profils extrêmes se trouve une majorité d’enfants, dont le vôtre peut-être, qui dessinent et colorient volontiers, tant que c’est « sujet libre ».

La maternelle à la maison consiste à entretenir les dispositions naturelles de l’enfant d’une part et à demander des efforts (pas naturels du tout) d’autre part. Continuer la lecture de Le graphisme en maternelle : dessin ou écriture ?

Arrêter de fumer (sans souffrir)

Pour toutes celles qui veulent devenir de futures « ex » fumeuses.

Vous faites peut-être partie de ces nombreuses mères qui fument. Et vous culpabilisez… En fait, non, vous ne culpabilisez pas. Et vous n’avez pas tort. Parce que ce n’est ni un péché ni un vice. Et ça ne va pas vous tuer. Juste vous pourrir l’existence : )

La cigarette est une dépendance (une drogue) qui vous fait miroiter une pause dans la journée. Sauf que cette pause, avec les enfants, elle devient compliquée.  Ce moment de détente si précieux auquel on a droit, est de plus en plus rare et pénible. Et parfois on craque. On pleure. Mon Dieu, tout ce qu’on voulait, c’était juste un petit « café-clope » tranquille. Continuer la lecture de Arrêter de fumer (sans souffrir)

La classe de sciences ou l’enseignement de la théorie du complot

Si vous assurez aussi les années de primaire auprès de vos petites têtes blondes, vous aurez à partir du CE1 la leçon de choses. Ou les sciences si vous préférez. Matière chère à notre République qui s’imagine que nous maintenons nos enfants ignorants et croyants plutôt qu’instruits et athées. Vous pensez que j’exagère à nouveau. Et bien non, pas cette fois-ci. Voici un bon manuel scolaire que je vous conseille. Continuer la lecture de La classe de sciences ou l’enseignement de la théorie du complot